Arnaud Ruiz

ANASTASIA

Anastasia.

Fresque portative 135 cm x 92 cm, fusion minérale au silicate de potassium.

J'aime ces tableaux aux personnages nombreux dont on ne se lasse jamais de scruter les détails et qui vous font poser des questions sans fin. Chaque regard porté y découvre une nouvelle scène, de nouveaux visages, de nouvelles couleurs et un flot de questions.

Anastasia nous plonge dans l'univers glauque des perversités du monde occidental : la drogue, l'oisiveté, l'érotisme vulgaire, la violence, les ruines d'une société à l'abandon, les visages tristes et fermés d'un monde qui n'en finit pas de tomber dans une spirale de délires hallucinants.

Et pourtant Anastasia c'est aussi une lueur d'espoir, un halo lumineux au milieu d'un monde d'ombres bleues, deux êtres qui parcourent une ville fantôme, sans crainte, paisiblement, en toute quiétude, un adulte sans âge et une fillette bien étonnée de cette randonnée dans les tourbillons d'un monde qui la dépasse.

Je reconnais là le style tout en rondeur d'Arnaud Ruiz, son goût pour les personnages bien en chair, ce mélange de réalisme et d'imaginaire qu'il affectionne tant, les couleurs marquées presque vives auxquels cet artiste peintre nous a habitués et qui sont si bien mises en valeur par sa technique de peinture au silicate de potassium.

Ce tableau soulève beaucoup de questions en moi et c'est sans doute pour cela que je l'aime, mais la question fondamentale c'est : qui sont ces personnages lumineux au centre du tableau? J'ai posé la question au peintre, je connais la réponse, mais je ne la dirais pas, posez-lui vous-même la question.

Oui vraiment j'aime cette fresque.

 

Une technique de peinture rare.

La technique de peinture d'Arnaud Ruiz, au silicate de potassium, mérite d'être soulignée, de nos jours les peintres qui utilisent ce type de technique sont rares, bien peu possèdent le savoir-faire pour préparer eux-mêmes leurs pigments et il faut une grande expérience pour doser les mélanges d'eau, de silicate de potassium et de pigments (terres). Tous les peintres que j'ai rencontrés et qui utilisent ce support sont essentiellement des fresquistes et tous sont unanimes pour reconnaître que c'est un réel bonheur de travailler avec cette matière.