Arnaud Ruiz

Son imagination débridée le mène quelquefois à  des situations critiques : voulant s'affranchir de la pesanteur, il s'élève dans les airs comme un oiseau ... ou escalade les sommets des grands arbres et les façades de la maison pour échapper aux contraintes terrestres. La dure réalité de la chute, le ramène à une vision, hélas, plus concrète du quotidien humain ! (........)

Dorénavant, il puise son inspiration dans une vie intérieure intense. Il fait sienne la lumière des sommets dont il s'est imprégné enfant. Ses tableaux expriment une connaissance profonde de l'âme humaine où cette flamme vivante, fine pointe de l'origine des choses et qui ne peut se découvrir au premier coup d'oeil en un seul regard, brûle sans fin, cachée par ce nuage de tourment apparent derrière lequel est gravée la matière originelle.

 

Arnaud est le peintre de la profondeur.

 

JOSE ALPUENTE.

Naissance le 17 juillet 1975 à Bourgoin-Jallieu,cité de la photogravure, où résident alors ses parents. Peu après, la famille s'installe dans un petit village de montagne du département de l'Isère. Son père, agriculteur, y exploite une petite propriété agricole. Sa mère est institutrice dans une école communale, une des dernières classes uniques de la région.

Il vit une enfance partagée entre l'école rurale, une grande famille, la fréquentation de la nature sauvage et les travaux des champs. Une vie rude, rythmée par les saisons : six mois d'hiver de carte postale mais en réel ! Il apprend à skier en même temps qu'il apprend à marcher. II apprivoise très tôt la montagne et la vie intime de la forêt qui sont ses terrains de jeux naturels. Il participe aussi activement aux travaux des champs, saison des foins et gardiennage des animaux. Cette vie simple, près de la nature, l'oriente vers une existence où la recherche de la foi et de la vérité de l'être, sont plus importantes que le confort et le tout technologique.

Il a hérité de ses grands-parents maternels, artisans graveurs, un goût pour le travail précis et soigné, dont dépend la perfection de l'impression où la place de la couleur est bien définie. Épris d'absolu, il exprime très tôt son hyper sensibilité pour l'art sous toutes ses formes, particulièrement la poésie, le dessin et la peinture. Coloriste, ses premières oeuvres témoignent d'une exceptionnelle précocité artistique instinctive née de l'observation méditative de son environnement. Lecteur éclectique, il puise sans réserve dans la bibliothèque familiale et scolaire. Ses professeurs d'art graphique et de littérature, désespèrent de ne rien pouvoir lui apprendre, ainsi que les professeurs de mathématiques, mais pas pour les mêmes raisons ... Quelques maîtres, Max Laigneau et Arcabas à Grenoble, ainsi que Ludmilla Garigou, fondatrice de l'atelier d'art sacré St Jean Damascène dans le Vercors, reconnaissent son originalité et guident certains de ses choix techniques.

Biographie du peintre Arnaud Ruiz ou l’origine d’une vocation